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02oct

Destins de femmes Russes

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The Foolish Virgins in the Musée de l'Œuvre No...En Russie, le nombre de femmes mal mariées dépasse l’entendement. Nathalie fait partie de ce long cortège de femmes russes actives, bien faites, lucides, à la conversation agréable et qui vous raconte sans détour ses rêves de jeune fille, son mariage heureux avec un jeune militaire (Ah ! le fantasme du militaire…) et ses désillusions à mesure que son mari se transformait au fil des années en un poivrot triste, difforme et sans projet. Le mari, je l’ai vu. Et même durablement côtoyé, puisque j’ai logé chez Nathalie une dizaine de jours.

Les deux premiers jours, il a fait bonne mesure : quelques sourires, des efforts pour placer un mot ou une anecdote, participer à une excursion, offrir une tournée…

Les deux jours suivants, Monsieur se rend compte que Madame est détendue, rit de bon cœur à tout propos et fait même preuve d’une certaine coquetterie devant l’étranger. La toilette de Madame est soignée, le sourire franc…Monsieur fronce les sourcils et finit par bouder. Monsieur devient muet et signe un contrat d’exclusivité avec le tandem Vodka-Télévision, qu’il avait la fâcheuse habitude de délaisser distraitement par moments pour honorer Madame.

Les trois jours suivants, une sanction tombe : Monsieur décide de faire chambre à part. Le salon est privatisé. Monsieur n’apparaît plus désormais que furtivement, mine renfrognée et mâchoire serrée, parfois en caleçon, au grand effarement de Madame, pour satisfaire quelques besoins humains à l’autre bout de l’appartement. Le regard sans ambiguïté qu’il adresse à la dérobée à Madame donne dans le « Profites-en ! Nous réglerons nos comptes plus tard. »

Les derniers jours, Monsieur disparaît. Je passe trois jours en tête-à-tête avec Nathalie. Dame Culpabilité me secoue. Nathalie me rassure : l’issue de son mariage était programmée. Je suis une goutte d’eau insignifiante dans le vase… A 32 ans, elle veut tourner la page, « faire autre chose « , avancer dans son travail, voyager, et surtout réapprendre à rire… Elle attendra seulement que ses deux enfants, qu’elle a confiés à ses parents le temps de mon séjour, grandissent. Elle est pleine d’espoirs…

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Categories: amour, femme, rencontre
02oct

Journal d’une femme russe en colère

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Anna PolitkovskayaLe 7 décembre 2003, jour des élections législatives en Russie, le président Vladimir Poutine apparaît à la télévision avec une mine étonnamment radieuse.
En Russie, on a même vu des dirigeants de l’opposition appelant à voter Poutine!
Ainsi commence le Journal d’une femme en colère de la journaliste russe Anna Politkovskaïa.

Rendue célèbre pour ses reportages sans concession sur la guerre en Tchéchénie, Anna Politkovskaïa constitue un témoin privilégié de la nuit russe.

Un triste pays où le nombre de votants excède parfois le nombre d’électeurs inscrits.

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Categories: Politique, femme, russie
02oct

La Révolution et l’émancipation des femmes russes

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Photo of Leon TrotskyAujourd’hui, même dans les «démocraties» capitalistes avancées, la vie pour des millions de femmes est pénible et pleine de corvées ingrates.

C’est la destruction du pouvoir tsariste/capitaliste et la prise du pouvoir par les soviets — conseils ouvriers et paysans — sous la direction des bolchéviks en octobre 1917 qui avaient permis de remodeler la société dans tous ses aspects.

Depuis la contre-révolution qui a restauré le capitalisme en 1991-1992, le sort des femmes de l’ex-Union soviétique a considérablement empiré et ressemble maintenant plus à celui des femmes du tiers-monde.

Pour les marxistes, l’oppression spécifique des femmes a ses origines dans la société de classes et ne peut être éradiquée qu’avec la destruction de la propriété privée des moyens de production.

L’entrée des femmes russes dans le prolétariat ouvre la voie à leur libération : être intégrées dans la production leur donne la puissance sociale nécessaire pour changer, aux côtés de camarades de travail hommes, le système capitaliste et jeter les bases de l’indépendance sociale des femmes russes, libérées des contraintes de l’institution de la famille.

Le marxisme est en désaccord avec le féminisme essentiellement sur la question de savoir où est la division principale dans la société : les féministes soutiennent que c’est entre hommes et femmes ; pour les marxistes, c’est entre les classes, autrement dit entre exploiteurs et exploités.

Les juristes décrivaient ce code comme «non pas une législation socialiste, mais une législation de l’époque de transition», tout comme l’Etat soviétique lui-même, en tant que dictature du prolétariat, était un régime préparant la transition du capitalisme au socialisme (cité dans Women, the State and Revolution).

Les bolchéviks envisageaient la possibilité de «supprimer certaines formalités, le mariage par exemple, car la famille sera bientôt remplacée par une différenciation plus raisonnable et plus rationnelle, basée sur des individus distincts», comme l’expliquait Goïkhbarg avec un peu trop d’optimisme.

Toutefois, comme les femmes russes assumaient traditionnellement la responsabilité des enfants et qu’elles avaient davantage de difficultés à trouver et à garder un travail, le divorce s’avérait souvent plus problématique pour elles que pour les hommes.

Il contribua beaucoup à mobiliser les femmes russes dans la lutte pour le socialisme en Russie.

Le fait que tant de femmes russes aient été membres du gouvernement soviétique et du parti illustre l’extraordinaire mobilité sociale que celui-ci encourageait.

Le système des «réunions de déléguées» instauré par le Jenotdel pour servir d’école de la politique et de la libération, était un vecteur essentiel de ce travail.

Ce problème était antérieur à la révolution, et sept ans de guerre puis la famine avaient fait grimper leur nombre à environ 7 millions et demi en 1922.

Les responsables des commissariats à la terre et à la justice refusaient de céder aux paysans qui demandaient d’abolir le divorce et les pensions alimentaires, et défendaient les droits des plus vulnérables, des plus faibles et des paysannes sans terre.

La commission de Moscou déclarait : «Accepter que le dvor n’assume pas ses responsabilités dans les pensions alimentaires signifie noyer notre loi soviétique dans une mer de stagnation paysanne» (cité dans Women, the State and the Revolution).

Melnikova, une batratchka sans ressources chassée du dvor de son mari, s’était présentée devant le juge en déclarant : «J’ai entendu dire au village que maintenant il y avait cette loi et qu’ils ne pouvaient plus insulter les femmes russes de cette façon» (ibid.) Malgré bien des résistances dues à la peur, l’ignorance et l’inertie de la tradition, une fois que les institutions et les changements dans la vie quotidienne fonctionnèrent, au début et au milieu des années 1920, ils rencontrèrent de plus en plus de soutien dans la paysannerie, particulièrement de la part des femmes russes.

Une minorité, petite mais significative, de paysannes russes avait vu leur vie transformée par les efforts d’éducation du parti, les activités du Jenotdel et leurs nouveaux droits.

A partir de 1924 le Jenotdel fut directement impliqué dans la lutte fractionnelle ; beaucoup de militantes connues soutenaient l’Opposition, notamment la responsable du Jenotdel, Klavdia Nikolaeva.

Celle-ci fut remplacée en 1925 par Alexandra Artioukhina, favorable à Staline.

Il a fallu des années à la bureaucratie pour étouffer totalement la conscience révolutionnaire, qui s’érodait aussi du fait de la dévastation du pays.

Le débat passionné sur le Code de la famille de 1926 est un des exemples montrant qu’il y avait toujours des débats passionnés dans certains secteurs de la vie politique soviétique.

Dans les années 1930 Trotsky avait prédit que la bureaucratie du Kremlin aboutirait à une impasse sur le front économique quand il faudrait passer d’augmentations grossièrement quantitatives à des améliorations qualitatives, de la croissance extensive à la croissance intensive.

Il réclamait une «révision de l’économie planifiée du haut en bas, dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs» (Programme de transition, 1938).

Succédant au modéré Mikhaïl Gorbatchev, qui n’avait pas osé prendre les mesures drastiques nécessaires pour restaurer une économie totalement capitaliste, Boris Eltsine s’est emparé du pouvoir en août 1991.

La Ligue communiste internationale reconnaît la dure réalité : avec ces défaites sans précédent, la conscience politique a subi un recul.

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Categories: Economie, femme, homme, russie
02oct

La Russie et l’argent

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{{de|Michail Gorbatschow, in Berlin bei der Ve...Vous vous souvenez du grand boom pétrolier au Texas dans les années 1970?

Les pétroliers texans d’hier sont les magnats russes (et leurs femmes) de la banque et des matières premières d’aujourd’hui, avec leurs SUV, leurs vêtements haute couture et leurs bijoux incroyablement onéreux.

Et de la même façon que les cowboys du pétrole des années 1970, qui vivaient comme s’ils ne savaient pas s’il y aurait un lendemain, les nouveaux riches de Russie n’ont pas peur de profiter de leur argent, tandis que les prix du pétrole continuent à booster l’économie du pays.

Il possède un yacht de 90 mètres avec héliport évidemment et son propre Boeing 737 personnel (prix de détail actuel : entre 31,8 millions d’euros et 54 millions d’euros).

Le baron de la banque Alexander Lebedev a aidé à collecter des fonds pour un hôpital pour enfants russe, projet cher à son ami Mikhail Gorbachev, en organisant une grande fête à Londres avec un concert des Black Eyed Peas et une prestation live à distance de Bono, le chanteur de U2.

Tout comme Lebedev, il a également fait des folies en tant que collecteur de fonds, en aidant la belle Natalia Vodianov à collecter 3,8 millions d’euros pour sa propre cause : construire des terrains de jeux dans sa terre natale.

Sa villa de Sardaigne, où l’on dit qu’il fréquente le Club des Milliardaires de luxe, appartenait auparavant à la femme de Sylvio Berlusconi.

Bien sûr, il y a aussi le pétrolier timide avec la presse de la région retirée de Surgut, qui vit–vous n’allez certainement pas le croire–dans un immeuble anonyme de sa ville natale de province.

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Categories: Economie, russie, ukraine
02oct

Les droits de la femme en Russie

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Femme Espagnole (1920)La crise économique, la désagrégation des liens familiaux, l’alcoolisme rendent les femmes russes particulièrement vulnérables à la violence conjugale.

Le phénomène a pris des proportions endémiques à l’échelle de l’ensemble de la Fédération russe.

La femme russe n’est pas seulement en butte aux violences domestiques, elle est aussi la principale victime des déficiences du système carcéral et du climat d’impunité dans lequel les forces de police opèrent.

«Les conditions de vie dans les établissements de détention préventive et les colonies pénitentiaires dépassent l’imagination et rappellent l’ère stalinienne», constatait récemment Amnesty.

Le nombre de colonies réservées aux mineures est limité à trois établissements pour l’ensemble de la fédération.

Les autorités ne font guère plus de cas des défenderesses des droits humains et des journalistes indépendantes qui n’échappent pas à la violence étatique quand elles abordent le problème de la corruption.

Le climat d’impunité qui est appliqué à l’ensemble de la Russie, encourage les auteurs à continuer leurs abus, et dissuade les victimes de porter plainte.

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